De vous à moi

COMMENT LE JEU VIDÉO M’A AIDÉ DANS LA VIE (1ERE PARTIE)

Que-sont les jeux vidéo dans l’esprit des non-gamers ? On le dévalorise, on le voit comme une addiction, un univers fermé avec un langage étrange. On voit souvent les jeux vidéo comme un monde compliqué et fermé. Je vous partage dans ces écrits mon expérience de joueuse qui convaincra peut-être certains que le jeu vidéo est un loisir artistique fabuleux et qu’il est de plus en plus accessible à tous.

L’Étiquette

Depuis mon plus jeune âge, l’idée que je puisse adorer jouer sur une console de jeux, que je veuille à tout prix avoir une console, m’améliorer dans Street Fighter, ou encore finir un Zelda paraît peu banal aux yeux de certaines personnes qui ont constitué mon entourage. Cela n’a pas été chose simple, je pense, pour mes parents de comprendre cet engouement, surtout quand ils ont compris qu’en devenant adulte je n’en démordais pas et que cela devenait une de mes priorités.

Dans la société, on m’a rapidement catalogué et je me suis moi même nommée comme « Geek ». Cela ne me dérange pas vraiment si ce n’est le « rrroh vous les geeks » ou la fameuse question « mais est-ce que tu joues toute la nuit ? » qui irrite parfois les oreilles et me faisait poser cette question : suis-je normal ? J’ai pensé plusieurs fois qu’il serait compliqué de me faire des liens avec les gens en dehors du gaming à cause de certains jugements. Mais j’avais complètement tort. Par mon ouverture d’esprit et ma curiosité sur divers sujets, j’ai échangé avec des personnes sur pleins d’autres thèmes et j’ai su tisser des liens. Petit à petit j’ai amené des gens à changer légèrement de regard sur cet univers, en amenant le sujet après avoir fait connaissance et en faisant des rapprochements avec d’autres loisirs. 

J’ai finalement accepté de me ranger dans une catégorie de personnes que beaucoup considèrent comme « en dehors des normes », j’ai accepté de porter une étiquette qui fait de moi un stéréotype et qui renvoie dans l’esprit des gens une image d’une personne qui s’isole, qui ne fait pas attention à son apparence, qui n’a peut-être pas d’autres centres d’intérêt que les super-héros, les bandes dessinées et le jeu vidéo. J’ai accepté cette étiquette, mais je créer sûrement un effet de surprise aux personnes que je rencontre en entrant pas dans « ces clichés ». Accepter l’étiquette pour mieux la déchirer et la remodeler, c’est ce que je m’octroie à faire chaque jour.

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Bazinga ! (the Big Bang theory)

Personne ne peut être juste défini par cette simple image stéréotypée. Une chose est sûre, c’est que comme beaucoup de « Geek » ou de passionnés de jeux vidéo, je n’ai pas renoncé à ma part d’enfant en moi, j’ai choisi de l’apprivoiser et de la faire vivre. Alors revenons une petite trentaine d’années en arrière que je vous la présente…

Le premier partage 

La toute première console que j’ai connu, c’était à la base la console de ma sœur : La Sega Master System II. J’étais encore très jeune à cette époque. Ma sœur et moi avons neuf années d’écart. J’ai donc commencé comme beaucoup d’enfants, à observer ma sœur et mon père jouer sur la console. J’essayais aussi régulièrement à mon tour de prendre la manette pour bondir à travers les niveaux pixelisés, mais je n’arrivais pas à grand chose. Pour cause : mon jeune âge, donc mon manque de patience et de rigueur mais aussi la difficulté des jeux de l’époque sans réelle possibilité de sauvegarder. Le Game Over été un vrai Game Over, celui qu’aujourd’hui nous ne connaissons plus, il fallait tout recommencer depuis le début. J’ai donc eu la chance de connaître mes premiers jeux vidéo en partage familial avec ma sœur et mon père qui s’essayaient à finir les Sonic, The Ninja, Astérix, jeu de Tennis et de F1.

Mes premiers souvenirs de jeu vidéo sont basés sur le partage familial. Une console au milieu du salon, des échanges de manette pour essayer d’avancer dans les niveaux etc… Une activité commune qui nous rapprochait.

Ma première console

Ma sœur eu le goût des jeux vidéo qui lui a sûrement été transmis par les enfants des amis de mes parents, qui avait deux fils. Dans mes souvenirs, nous allions dans leurs chambres et sous mes yeux tout écarquillés je voyais beaucoup de jeux vidéo, de figurines et toujours les dernières consoles. Nous jouions avec eux sur leurs consoles. Il s’agissait de nous montrer (surtout à ma sœur en l’occurrence), les dernières technologies et la nouvelle console à la mode. Après que ma sœur eut quitté le foyer quelques années plus tard, le peu de fois où mes parents m’ont emmenée chez leurs amis, j’étais ravie et je demandais tout de suite aux adultes si je pouvais jouer à la console. C’est à ce moment-là que j’ai découvert et testé la Nintendo 64

Même si la plupart du temps je devais jouer seule, j’adorai Mario 64. J’ai alors bassiné mes parents jusqu’à l’épuisement pour avoir cette fameuse Nintendo 64 à Noël. 

Et c’est arrivé ! Mes parents ont cédé, un matin de noël je découvrais sous le sapin, un des plus cadeaux que je pouvais avoir: la console en pack avec Mario inclus. 

Ma précieuse Nintendo, cet objet que j’avais déballé soigneusement m’était utile pour happer quelque fois ma sœur dans une activité commune : jouer à Zelda Ocarina of Time. À chaque fois que je jouais, je devais ranger ma console après avoir fini ma partie. Le carton et le polystyrène à l’intérieur vieillissaient au fil des parties de jeu.

Dessin de Vanessa Kourdaci @vanessk_dessinatrice

Au bout d’un certains temps, mes parents m’ont également acheté une petite télé pour que je joue dans la chambre. Ce que j’ai fait assez régulièrement mais j’essayais la plupart du temps de négocier une partie sur la télé du salon (plus grande). En réalité, je ne voulais pas me retrouver seule dans ma chambre en jouant sur ma console, je souhaitais montrer mon jeu, que mes parents ou ma sœur regarde et joue avec moi. Le fait est que, étant enfant, je n’ai jamais souhaité m’isoler dans le jeu vidéo !

Grandir avec l’argent

En grandissant j’ai voulu gagner de l’argent comme n’importe quel ado qui commence à comprendre que pour acheter il faut des petits sous. J’ai donc fait l’énorme erreur de revendre cette Nintendo 64. Pour acheter quoi derrière ? Ne me demandez pas, je ne m’en souviens même plus !

Sur ma période de fin de collège je me consacrais plus sur l’apprentissage de la guitare, l’écriture et la découverte de la musique. Je n’ai pas laissé tomber les jeux puisque dès que j’avais l’occasion, je jouais chez des amis et c’est ce qui animait la plupart de nos soirées. La GameCube était notre alliée pour faire des parties de Mario Kart double Dash jusqu’à pas d’heure ! Ensuite la WII est arrivée et nous jouions au tennis dans des chambres de 10m² !

Merci d’avoir lu cet article, si vous souhaiter lire la deuxième partie, elle se trouve ici.

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